Vivre avec…

Vivre avec…

Difficile d’envisager que les êtres que nous chérissons et qui logent notre petit coeur puissent perdre un jour certaines de leurs capacités surtout quand cette perte est presque certaine… Difficile de les voir anticiper les dures situations que leur handicap leur impose ou risque de leur imposer dans un futur proche. Difficile d’en parler librement avec eux sans un pincement au coeur. Difficile de masquer tout émoi, tout sentiment ou ressentiment. Très difficile de devoir baisser les bras devant une fatalité imposée par la vie, difficile au point de snober cette réalité, de faire comme si elle n’était pas là et d’occulter son existence! Mais elle est bien là, très difficile à effacer…

Difficile pour moi… J’ai comme l’impression que c’est plus difficile pour moi à admettre que pour lui. Mais ça, il ne le sait pas…

3 commentaires

  1. C’est d’autant plus difficile pour nous qui sommes « extérieurs » que nous avons double d’émotions, des émotions qui peuvent même être ambigües.. D’un côté, on ne peut éviter de se placer à la place de l’Autre, de se sentir soi-même dans sa situation et donc d’imaginer ce que ça nous ferait, d’un autre on est dans le vide de l’attente de ses réactions, ses réactions sur lesquelles nous allons baser notre attitude à son égard.. Difficile, en effet, d’anticiper son regard sur la chose, son ressenti à chaque instant, on ne peut que « suivre », donc aussi attendre……

    Pas simple, mais on sait que ce sont des instants à passer, des nouvelles « règles » à apprendre et que seul le temps nécessaire à cela fera son œuvre.. Et bien sûr que l’Autre ne peut pas savoir ce que nous vivons à ses côtés, il est déjà bien préoccupé par lui-même et il ne peut avoir de place dans sa tête pour autre chose.. Pour l’instant..

    Patience, donc… L’être humain est plein de ressources que nous, à l’extérieur (et même aussi à l’intérieur, d’ailleurs), avons parfois du mal à nous représenter ;)..

  2. Merci pour ces quelques mots Nico…
    Effectivement l’être humain a beaucoup de ressources dont il ne soupçonne même pas l’existence.
    Ma surprise est tout de même de voir que sa principale préoccupation n’est pas de survivre à son futur handicap, il est assez fort pour y arriver et je lui fais confiance pour ça, mais c’est plutôt les sentiments de ses proches et d’arriver à adoucir cette situation et de la rendre plus facile à vivre pour eux!
    Je l’admire!

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